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Appel à contributions

Nouvel appel à contributions !

Mai 2018

Modest(i)e

La revue Projections a toujours renvoyé à elle-même comme à un projet délibérément « modeste » – un objet « bricolé », heureux de reposer sur des moyens réduits et de se destiner, plutôt qu’à une diffusion massive, à une circulation fondée sur des affinités circonstancielles. Tandis que l’entreprise s’apprête à fêter sa première décennie, l’occasion semble propice à questionner les enjeux de ce discours. Que fait-on, ou que ne fait-on pas, en se revendiquant modeste, ou en revendiquant la modestie de ses créations ? Quelles valeurs, éventuellement contradictoires, sous-tendent les usages variés, profondément contextuels, qu’on réserve à cette notion ?

Ce treizième dossier de Projections abordera donc la question de la modestie, soit formelle, soit thématique, d’œuvres littéraires, cinématographiques, musicales, photographiques, plastiques, architecturales, ou transmédiatiques. Il s’agira d’y approfondir l’idée de simplicité, du peu, d’une certaine humilité, lorsque celle-ci est conjuguée à un mouvement de création. Dans une époque du toujours-plus, de la surabondance, de la mise en avant perpétuelle de soi, on s’efforcera de creuser une veine contraire, qui viendrait battre en brèche le fastueux, le prétentieux, le grandiloquent.

Ceci dit, c’est la possibilité même d’une telle ambition qu’en contrepoint, il importe aussi d’interroger : une œuvre d’art « modeste » est-elle seulement concevable ? Livrer les fruits d’un travail au public, n’est-ce pas déjà faire preuve d’un manque de modestie ? Les artistes véritablement modestes ne seraient-ils pas alors ceux que personne ne connaît ? Dans cette perspective, pourrait également être abordé un paradoxe, selon lequel on assiste parfois à une sorte d’appropriation contre-nature des idéaux de « simplicité », de « pudeur », de « retenue », rattrapés par ce qu’ils contestent, et mis au service de logiques commerciales et de monstration qui les convertissent en artifices ou en stratagèmes intéressés.

Sans constituer une liste exhaustive ou restrictive, les sujets, axes de réflexion et approches suivant(e)s pourraient être développé(e)s : arte povera ; minimalisme esthétique ; logiques du dénuement ; attention portée à l’imperceptible, au dérisoire, à l’infra-ordinaire, voire à l’insignifiant ; œuvres raturées, occultées, volontairement soustraites à leur publics.

Vos propositions sur ce sujet doivent parvenir à Projections pour le 31 juillet 2018. Merci de nous informer de vos intentions au plus tard pour le 15 juin, afin que nous puissions veiller à l’équilibre et à la cohérence du dossier ! Par ailleurs, toute autre contribution indépendante de ce thème est la bienvenue pour nourrir notre rubrique « Varia », qui accueille toujours avec plaisir des textes sur la musique, le cinéma, les arts plastiques, la littérature, l’architecture, les idées, etc.

Nouvel appel à contributions !

Mai-juillet 2016

L’oisiveté

En attendant la parution imminente de son onzième numéro, Projections lance, pour sa douzième livraison, un appel à contributions portant sur le thème de l’oisiveté.

Quoi qu’on signifie au juste en employant ce mot, il est difficile, voire impossible, de l’envisager pour lui-même : l’oisiveté semble en effet condamnée à exister négativement, à la lueur de son ou de ses envers – toujours rapportée à ses obstacles ou à ce qu’elle n’est pas. De manière plus ou moins explicite, tous les grands textes revenant sur cette question (de Sénèque dès le 1er siècle de notre ère à Bertrand Russell, en passant par Robert Louis Stevenson et Herman Hesse) mobilisent ainsi pour l’aborder les notions de loisir, de bonheur et de liberté, par contraste avec l’asservissement jugé inhérent au travail.

Or, actuellement, au sein des sociétés occidentales, le travail en vient à faire l’objet d’une sacralisation aveugle, voire d’un culte morbide. Dans ces conditions, l’oisiveté se trouve plus souvent qu’à son tour assimilée purement et simplement à de la paresse (l’un des sept péchés capitaux…) ou à de la fainéantise : on la condamne alors, par exemple au nom d’un discours moralisateur portant sur le caractère nuisible de l’ennui ou sur l’utilité économique de flux de production et de consommation soutenus. À cet égard, ceux qui choisissent l’oisiveté pour fuir la perte de sens du monde professionnel ou sa violence reconnaissent se condamner à survivre (à moins d’être rentiers) : face à une civilisation qui a fait du travail un facteur identitaire de première importance, l’oisiveté désocialise et exclut. Pis : parce qu’elle fait figure de faiblesse, elle engendre même des mécanismes complexes de culpabilisation. Opter pour l’oisiveté, en ce sens, c’est aussi faire preuve d’une forme d’héroïsme paradoxal : la littérature, le cinéma et, plus globalement, l’histoire de l’art elle-même mettent fréquemment en scène ces étranges figures de l’inaction, porteuses d’une leçon de vie impondérable, qu’incarnent les oisifs – ce sont l’Adrien de La Collectionneuse, de Rohmer, le bienheureux Alexandre d’Yves Robert, le Bartleby de Melville, l’Oblomov de Gontcharov, le Solitaire de Ionesco… Ce sont encore Rimbaud, Duchamp, ou tous ces Artistes sans œuvres dont Jean-Yves Jouannais dressait le portrait en 1997.

Vos propositions sur ce sujet, qu’elles relèvent des arts visuels ou de l’écriture, doivent parvenir à Projections pour le 31 juillet 2016. Merci de nous informer de vos intentions au plus vite, afin que nous puissions veiller à l’équilibre du dossier.

Par ailleurs, toutes autres contributions indépendantes de ce thème sont les bienvenues pour nourrir notre rubrique Varia, qui accueille toujours avec plaisir des textes sur la musique, le cinéma, les arts plastiques, la littérature, l’architecture, les idées, etc.

Dans l’attente curieuse de vos propositions, nous vous adressons nos meilleures salutations.

 

L’équipe de Projections

projections.redaction[at]gmail.com

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Consignes pour la rédaction d’articles

    • Style

    Privilégier un style didactique afin de rendre le contenu accessible et attrayant pour les non-spécialistes. À cet égard, il peut être bon d’utiliser chapeau (bref paragraphe qui annonce le contenu de l’article) et intertitres.

    Éviter le recours systématique aux notes et références

    Privilégier la clarté d’un texte court à l’exhaustivité du propos

    • Généralités

    Interligne simple

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    Notes de bas de page (et non plus en fin de document)

    ×          Appel de note. Pour les citations brèves, juste après le guillemet clôturant ; pour les citations longues, après le dernier point ; pour les renvois vagues, après le mot-clé.

     

     

     

    Références bibliographiques : les notes adjointes au texte ne reprennent que les informations cruciales à savoir : auteur (nom en petites majuscules) / titre / éditeur / année / n° de page si réf. précise. Ex : Engel Vincent, Ma vie, Gallimard, 2020, p. 67.

  • Citations brèves (moins de trois lignes) : à intégrer dans le corps du texte entre guillemets de type « chevron » (s’il y a des guillemets dans la citation, utiliser les “anglais”), et non en italique ; appel de note après le guillemet clôturant, sans espace.
  • Citations longues (trois lignes ou plus) : à isoler du corps du texte ; TNR 10 ; passer une ligne en TNR 12 avant, une après ; pas de guillemets ; pas d’appel de note mais, entre parenthèses, l’abréviation de l’ouvrage cité, annoncée précédemment en note marginale et suivie du numéro de page
    • Ponctuation

    Accents sur toutes les majuscules

    Point d’interrogation, point-virgule, « deux points » et tirets longs précédés et suivis d’une espace

    Parenthèse ouvrant précédée d’une espace ; parenthèse clôturant suivie d’une espace

    / : précédé et suivi d’une espace

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